Des images plein la tête
Amputé d’Andy Delort et Gaëtan Laborde dans les dernières heures du mercato, ce qui a forcé son coach à retaper son animation offensive, Téji Savanier, toujours blond platine, n’a pas été perturbé et s’est pointé sur le gazon dimanche pour sortir ses outils habituels. Au bout de huit minutes de jeu, on l’a alors vu dégainer un coup du sombrero. Dans la foulée, la belle inspiration technique a été suivie d’un premier renversement millimétré en direction de Nicolas Cozza. Les premières notes d’une nouvelle partition complète.
Comme souvent, face à Saint-Étienne, Téji Savanier s’est amusé à sortir du bloc adverse pour avoir le jeu sous les yeux et faire profiter ses coéquipiers de sa qualité technique. Le meneur de jeu du MHSC a alors brillé dans ses renversements…

… et dans sa capacité à trouver ses partenaires offensifs – ici Germain – dans des zones libérées de toute pression adverse.

C’est d’ailleurs ce qu’on a aussi vu sur l’ouverture du score montpelliéraine où Savanier a trouvé Mavididi d’un magnifique extérieur du droit.
De cette rencontre face aux Verts (2-0), il est possible de garder plusieurs images : le sombrero de début de rencontre, la déviation dos au jeu pour Mavididi en sortant du premier quart d’heure, une belle ouverture pour Wahi, la passe décisive de l’extérieur du pied vers Mavididi sur l’ouverture du score, le double une-deux avec Wahi dès le coup d’envoi de la seconde période suivi d’une praline sauvée par Green… Les chiffres ne mentent pas non plus. Dimanche, Téji Savanier, devenu capitaine suite au départ de Delort, a été le Montpelliérain qui a touché le plus de ballons (68) et celui qui a été, avec Mavididi, un poison constant (4 tirs, 3 passes clés, 12 centres) dans le jeu et sur les différentes phases arrêtées. Plus que jamais patron d’un MHSC qui a pris l’habitude de briller dans son salon le dimanche après-midi et qui apprend à vivre avec un Valère Germain déjà décisif, celui qui a vu Tokyo cet été pour disputer les Jeux Olympiques avec l’équipe de France a surtout confirmé que, malgré les départs autour de lui, les circuits de son orchestre ne peuvent passer ailleurs que par son pied droit. Mais aussi que ses numéros restent des épisodes immanquables de chaque week-end de Ligue 1.

Par Maxime Brigand
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