Un rendez-vous européen maîtrisé
Différent mais pas forcément moins grand
S’il est encore trop tôt pour parler de réveil, il n’est pas encore trop tard pour clamer haut et fort qu’avec un peu de temps, ce Lille-là a les moyens de s’affirmer comme un successeur digne de son incroyable exploit de la saison passée. Il n’aura peut-être pas la même réussite, il finira peut-être quatrième de France – comme ce qui était prévu l’an passé selon les mots de son président Olivier Létang-, ou pas d’ailleurs, mais il a en tout cas les capacités de faire davantage que de la figuration aux quatre coins de l’Hexagone comme de l’Europe. Entré en jeu et pas loin d’obtenir le penalty de la victoire dans le temps additionnel, Amadou Onana confirme : « La mentalité, depuis le début et Tel-Aviv (le Trophée des champions remporté face au PSG, NDLR), elle est là. Peut-être qu’il fallait un match de Ligue des champions pour la faire ressortir de nouveau. »
Face à Lens ce samedi à Bollaert, il faudra un LOSC fort pour refaire le coup du mois de mai. Dans un derby décisif, Burak Yılmaz et ses gars avaient foutu un gros coup sur la tête aux Sang et Or (0-3) avant d’aller s’emparer de l’Hexagoal en bonne et due forme. Avant le match de Wolfsbourg, croire à un bis repetita en terre lensoise était de la folie. Après la rencontre de ce mardi soir, elle l’est un peu moins quand même. Attention tout de même : à Lille, l’équilibre est encore fragile.
Par Andrea Chazy, au stade Pierre-Mauroy
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