Fouzi Lekjaa refuse d’assister à la remise du trophée de la finale de la LDC CAF
Deux finales continentales organisées au Maroc ont débouché sur des pénalités manquées et des défaites amères, relançant un débat sur l’absence remarquée de Fouzi Lekjaa lors de la remise des trophées. Président de la Fédération Royale Marocaine de Football et vice-président de la CAF, Lekjaa représente une figure influente du football africain, et son comportement durant ces événements a suscité des interrogations.
Au cours des derniers mois, le football marocain a vu ses espoirs de triomphe s’écrouler à deux reprises sur son territoire. Ces événements ont déchaîné des émotions intenses, non seulement à la suite des résultats décevants, mais aussi en raison des images laissées après les matchs.
La cérémonie de remise des trophées, dans un contexte africain, revêt une importance capitale. Elle incarne le respect pour l’adversaire et la dignité dans la défaite. Ignorer cette étape ou choisir de s’en éloigner peut donner l’impression que le fair-play se limite aux discours, alors que la véritable essence de cette vertu se manifeste dans l’acceptation de la victoire de l’autre.
Le premier épisode tragique s’est produit en janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, où le Maroc a été battu par le Sénégal en finale de la CAN 2025, sur un but tardif signé Pape Gueye. Au-delà du désenchantement sportif, c’est l’absence de Lekjaa lors de la remise du trophée qui a captivé l’attention, une situation jugée inhabituelle pour un événement de cette ampleur.
Le schéma s’est reproduit en mai 2026, lorsque l’AS FAR a perdu face aux Mamelodi Sundowns en finale de la Ligue des Champions CAF, également à Rabat. Là encore, l’absence de Lekjaa a été fortement commentée et a contribué à la perception d’un comportement peu fair-play.
Une telle répétition ne peut plus être interprétée simplement comme une réaction préalable à la défaite, mais plutôt comme un message sur l’incapacité à accepter le succès d’un adversaire sur le sol marocain. Pour un pays qui prend en charge des compétitions de haut niveau, il est crucial d’afficher une exemplarité du fair-play, tant du côté des autorités que des supporters.