Coupe du monde 2026 : Des températures préoccupantes pour le tournoi
Il ne reste plus que quelques jours avant le coup d’envoi de la très attendue Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Toutefois, à l’approche de cet événement majeur, une préoccupation grandissante se dessine parmi les experts : celle des températures estivales.
Prévue pour débuter le 11 juin prochain, cette édition inédite, qui mettra en scène 48 nations, suscite de vives interrogations sur les conditions climatiques. Des spécialistes estiment que la tenue d’une compétition aussi intense en plein été nord-américain pourrait poser de réels risques pour la santé des joueurs et des supporters. Simon Stiell, responsable de l’ONU Climat, a récemment exprimé ses inquiétudes :
« Depuis la dernière Coupe du monde en 1994, le risque de vagues de chaleur a doublé, ce qui constitue une menace pour les participants et le public. »
Le problème ne se limite pas à la simple température ambiante, mais intègre également l’humidité. Même à une température de 28 degrés, les conditions peuvent devenir particulièrement éprouvantes physiquement. Des chercheurs du collectif World Weather Attribution (WWA) ont utilisé l’indice WBGT, ou “thermomètre-globe mouillé”, pour évaluer le stress thermique que subit le corps humain.
Une étude portant sur les 104 matchs programmés durant la compétition indique que plusieurs d’entre eux pourraient se dérouler dans des conditions jugées dangereuses, notamment lorsque la température atteint ou dépasse les 28 degrés. Friederike Otto, climatologue à l’Imperial College de Londres et cofondatrice du WWA, alerte sur les conséquences du changement climatique : « Nos recherches montrent un effet tangible sur la possibilité d’organiser des Coupes du monde estivales dans l’hémisphère nord. » Elle souligne également que certains seuils de chaleur sont jugés dangereux par le syndicat des joueurs, suggérant que des reports ou annulations de matchs pourraient devenir nécessaires.
Les inquiétudes s’étendent au-delà des terrains de jeu. La présence de stades climatisés n’atténue pas les préoccupations concernant les milliers de supporters qui seront rassemblés aux abords des stades, dans les fan-zones ou dans les rues. La Coupe du monde interroge ainsi sur des enjeux de santé publique et environnementale, soulevant des questions critiques sur le choix des pays organisateurs, en particulier les États-Unis.