Lors de la récente CAN 2025 au Maroc, la défense des Léopards de la République Démocratique du Congo a fait apparaître des lacunes, en particulier sur les flancs. Alors que la défense centrale, menées par Chancel Mbemba, a été relativement solide, la vulnérabilité des latéraux s’est révélée coûteuse pour l’équipe de Sébastien Desabre. À quelques semaines des barrages de la Coupe du monde, l’amélioration des positions sur les côtés devient une priorité urgente.
Les flancs défensifs de la RDC ont véritablement montré des signes de faiblesse durant la compétition au Maroc. Le premier incident alarmant s’est produit face au Sénégal. Lors de l’égalisation de Sadio Mané, le débordement de l’ailier Ibrahim Mbaye sur la droite a mis Arthur Masuaku dans une situation délicate. Ce dernier, visiblement diminué physiquement, a vu l’action filer entre ses mains avant que Mané ne profite d’un centre décisif. Cette situation a mis en lumière un manque de placement et d’agressivité défensive, permettant au Sénégal de revenir dans le match.
Un scénario similaire s’est répété en huitième de finale contre l’Algérie. À la 119e minute, lors des prolongations, Boulbina a réussi à outrer Aaron Wan-Bissaka sur son côté. Le manque d’engagement et l’espace accordé à l’attaquant algérien ont abouti à une magnifique frappe enroulée dans la lucarne de Lionel Mpasi. Pour la seconde fois, la faiblesse d’un couloir défensif s’est avérée décisive.
Malgré une charnière centrale solide, avec Chancel Mbemba et ses coéquipiers Tuanzebe et Bushiri, la RDC a rencontré des difficultés sur les ailes. Aucun but encaissé ne peut être directement attribué à la défense centrale. Cependant, des transitions défensives mal anticipées, un manque de réactivité et une coordination insuffisante entre les ailiers et les latéraux ont été mis en avant comme des points faibles.
Les latéraux expérimentés, notamment Arthur Masuaku, font face aux effets du temps et à des blessures qui freinent leur performance. De son côté, pourtant plus jeune, Aaron Wan-Bissaka a également montré des insuffisances dans les moments cruciaux. Par conséquent, l’équilibre défensif de l’équipe reste instable et pose de réelles interrogations.
La blessure de Kalulu soulève des inquiétudes
La récente blessure de Gédéon Kalulu complique la situation et ajoute un casse-tête supplémentaire à la sélection. Son absence potentielle pour les barrages du Mondial risque de réduire les options pour les postes de latéraux. Le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve alors face à un dilemme : opter pour des nouvelles recrues ou intensifier les entrainements tactiques avec les joueurs disponibles.
À ce niveau de compétition, chaque détail compte et les adversaires exploitent de plus en plus les faiblesses sur les ailes congolaises. Pour que la RDC puisse espérer franchir un cap et obtenir un billet pour la prochaine Coupe du monde, il est indispensable de renforcer la solidité de ses latéraux.
Les Léopards s’apprêtent à disputer les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde 2026, programmés du 23 au 31 mars 2026 au Mexique. Au cours de ce tournoi, ils affronteront le vainqueur du duel entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie, avec à la clé, une qualification pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.