Des défenses bien préparées
Un juste milieu fragile
Concrètement, le club olympien a axé sa défense sur deux points. Un : l’élément déclencheur, à savoir le jet de bouteille dont Payet a été victime, dont l’énergie cinétique (estimée à 74,05 joules) équivaut à « la chute verticale d’une boule de pétanque de 5,2 mètres de haut » et est « supérieure à un tir de flash-ball de 40 mètres » . Ça ne s’invente pas. Deux : la propension de l’OM – mené 1 à 0 à l’arrêt du match à la 75e – à renverser les situations dans le dernier quart d’heure. Pour cela, les dirigeants olympiens avaient inclus un bilan statistique qui expliquait que sous Sampaoli, 39% des buts olympiens étaient inscrits dans ce dernier quart d’heure, pour un total de 13 points pris après la 75e minute. Côté Niçois, on arguait que l’envahissement de terrain et l’échauffourée n’étaient pas la raison du refus marseillais de reprendre le match, mais qu’il s’agissait d’un prétexte, tout en assumant la part de responsabilités concernant les jets de bouteilles et le-dit envahissement.
Le club azuréen a d’ailleurs d’ores et déjà pris les mesures pour empêcher de nouveaux incidents, en investissant dans des filets. D’un point de vue sportif, Christophe Galtier et ses ouailles répétaient à l’envie avoir « remporté » ce match. Comme si rien ne s’était passé. Tard dans la soirée, la commission de discipline de la LFP a finalement opté pour un entre-deux sage, parvenant à rester sur le fil de l’acceptable pour les deux camps, restés silencieux après l’annonce des sanctions. En retirant un point ferme à l’OGC Nice tout en ne donnant pas la victoire sur tapis vert à l’OM, la Ligue évite de créer une jurisprudence fâcheuse. Les suspensions fermes d’Alvaro et Pablo Fernandez, et avec sursis de Payet se chargent elles de ne pas léser l’OGCN. Quant au match, donné à rejouer sur un terrain neutre à huis clos, dans son intégralité, il permettra aux deux camps de ramener les débats là où ils auraient dû rester : sur le terrain.
Par Adrien Hémard

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