Le rapport de force autour de Gianni Infantino a changé de terrain. Selon une enquête publiée jeudi 24 septembre par Reuters, plusieurs hauts responsables du football mondial jugent désormais probable son maintien à la tête de la FIFA en mars 2027, tandis que ses opposants cherchent à réduire l’étendue de ses pouvoirs.
Quatre dirigeants interrogés séparément par l’agence décrivent deux scénarios. Le premier passerait par un compromis de gouvernance, avec de nouvelles structures capables de limiter l’autorité du président. Le second ouvrirait un conflit durable entre la FIFA, les confédérations, les clubs, les fédérations nationales et les représentants des joueurs.
Infantino a proposé cette semaine au Conseil de la FIFA d’envisager un examen externe et indépendant du cadre de gouvernance. Cette initiative n’a pas refermé la crise née de l’abandon du projet de céder 20 % des droits commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés. Mercredi, Aleksander Čeferin a estimé que la confiance brisée n’était toujours pas revenue.
Reuters rapporte que les prochains affrontements pourraient porter sur le calendrier international, la libération des joueurs, la Coupe du monde des clubs, l’élargissement des compétitions et la distribution des revenus. Ces perspectives restent celles de responsables anonymes consultés par l’agence et ne constituent pas des décisions déjà arrêtées.
Un président de fédération interrogé par Reuters estime qu’Infantino reconstruit ses soutiens avant l’élection de mars 2027, notamment grâce aux rencontres prévues avec des dirigeants de fédérations en Afrique. Dans le même temps, Čeferin et le président de la CONCACAF, Victor Montagliani, proposent que la FIFA distribue au moins 10 millions de dollars à chacune de ses 211 associations membres durant le prochain cycle financier.
