Le parquet de Paris a officiellement ouvert une enquête judiciaire visant directement le président du Paris Saint-Germain et de beIN Media Group, Nasser Al-Khelaïfi, pour des soupçons de prise illégale d’intérêts. Cette procédure place l’homme fort du club de la capitale et dirigeant influent du football mondial au centre d’investigations menées par la justice financière française.
Cette démarche judiciaire trouve son origine dans un signalement formel déposé le 3 mars 2026 auprès de l’institution judiciaire par l’association anticorruption Anticor. L’organisation a saisi les procureurs parisiens au sujet de possibles dérives déontologiques et d’infractions financières entourant la gouvernance et les intérêts commerciaux du football d’élite tricolore.
L’enquête pénale cible précisément les démarches et le rôle central assumés par le dirigeant qatari lors des négociations de l’été 2024 autour des droits télévisés de la Ligue 1. Après d’intenses tractations, la commercialisation des rencontres du championnat de France s’était achevée par une diffusion scindée entre la plateforme britannique DAZN et le diffuseur qatari beIN Sports.
Les magistrats examinent désormais la simultanéité des fonctions occupées par Nasser Al-Khelaïfi à la tête du PSG, au sein des instances de la Ligue de football professionnel (LFP) et à la direction générale de beIN Media. Les plaignants lui reprochent d’avoir cumulé ses casquettes pour peser sur ses homologues présidents de clubs français, dans le but d’imposer l’offre commerciale émise par beIN Sports.
La défense réfute tout conflit d’intérêts
Face à ces lourdes suspicions judiciaires, la défense et les proches collaborateurs de Nasser Al-Khelaïfi rejettent catégoriquement l’ensemble de ces accusations, qu’ils qualifient de dénuées de tout fondement juridique et factuel. Ses représentants soulignent que le président parisien avait formellement acté son retrait personnel de tous les votes et délibérations décisionnels relatifs au choix du diffuseur, écartant toute ingérence illicite dans le processus final d’attribution.
