Coupe du monde 2026 : le fisc américain s’intéresse aux primes de la FIFA
La Coupe du monde 2026 soulève des enjeux fiscaux importants pour la FIFA et les fédérations participantes. En l’absence d’un accord d’exonération avec les États-Unis, les primes distribuées aux sélections pourraient être soumises à une retenue fiscale fédérale de 30 %.
Cette situation affecte toutes les équipes qui perçoivent des récompenses financières en fonction de leur parcours dans le tournoi, et pas seulement le champion. Pour certaines fédérations, l’impact pourrait se chiffrer en millions de dollars, bien que le montant effectif dépende des règles fiscales de chaque pays.
Ce débat fiscal n’est pas un simple aspect financier ; il soulève des questions fondamentales sur le rôle des pays hôtes dans l’application de leur fiscalité sur les primes de la FIFA. Beaucoup estiment que ces récompenses devraient être exemptes des impôts locaux, car elles récompensent les performances sportives.
Dans un contexte où les revenus liés à la dimension économique du football prennent de l’ampleur—incluant droits télévisés, partenariats commerciaux et recettes d’organisation—ces questions fiscales ajoutent une couche de complexité à la gestion des grandes compétitions internationales.
Pourquoi cette discussion se concentre-t-elle sur les États-Unis et non sur le Canada ou le Mexique ? Bien que la Coupe du monde se déroule dans les trois pays, c’est la fiscalité américaine qui est principalement discutée, laissant planer des interrogations sur l’absence de cadre commun entre les hôtes pour le traitement fiscal des primes.
Ce chapitre met en exergue les défis contemporains du football mondial. Si la Coupe du monde est traditionnellement célébrée pour ses exploits sportifs, elle se transforme également en un enjeu économique majeur. La nécessité d’un cadre fiscal uniforme pour les éditions futures pourrait devenir un sujet de discussion incontournable dans les mois à venir.