L’affiche du troisième tour de la Coupe de France opposant la modeste formation de l’ES Saintes, pensionnaire de Départementale 2, aux Girondins de Bordeaux est officiellement maintenue au stade Yvon-Chevalier. La rencontre se déroulera le dimanche 20 septembre 2026 à 15 heures, mais elle sera disputée sous le régime strict du huis clos total, privant l’ensemble des supporters locaux de cette fête sportive.
La programmation initiale fixée au 12 septembre 2026 avait été reportée en urgence par les autorités en raison de vives inquiétudes relatives à l’ordre public. L’organisation représentait un fardeau financier insurmontable pour le club amateur de Charente-Maritime, contraint de faire face à un surcoût sécuritaire estimé à près de 40 000 euros.
Les rapports des services spécialisés ont pesé lourdement sur la décision finale. La Direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) a en effet classé cette affiche au niveau de risque 3 sur une échelle de 5, un niveau élevé motivé par les tensions persistantes et violentes opposant différentes factions rivales d’ultras bordelais.
Pour verrouiller le périmètre, le préfet de la Charente-Maritime a publié des arrêtés drastiques imposant la fermeture complète des portes du stade Yvon-Chevalier entre 13 h et 19 h le jour du match. Les arrêtés préfectoraux instaurent parallèlement de sévères restrictions de circulation et interdisent tout attroupement dans les rues adjacentes, dans l’hypercentre et aux abords de la gare ferroviaire de Saintes.
Crise interne malgré la prise en charge financière
Face à l’impasse, la Ligue de Football Nouvelle-Aquitaine est intervenue pour valider la tenue de ce duel sans qu’aucun frais ne soit imputé aux finances de l’ES Saintes. Cette issue imposée n’a cependant pas désamorcé la crise institutionnelle au sein du club amateur saintais, dont le vice-président Johan Bernardin a immédiatement présenté sa démission pour marquer son désaccord avec cette décision.
