L’Inter Milan et le football italien sont en deuil après l’annonce, ce samedi 19 septembre 2026, du décès de Sandro Mazzola à l’âge de 83 ans. Figure tutélaire des Nerazzurri, l’ancien attaquant et meneur de jeu s’est éteint en laissant derrière lui l’empreinte indélébile de l’un des plus grands créateurs de l’histoire du calcio transalpin.
Véritable incarnation de la loyauté sportive, le joueur a voué l’intégralité de sa carrière professionnelle à la formation lombarde. Entre 1960 et 1977, au cours de dix-sept saisons consécutives au plus haut niveau, Mazzola a pris part à 565 rencontres officielles sous le maillot intériste, inscrivant un total de 158 buts toutes compétitions confondues.
Mazzola fut avant tout l’une des pierres angulaires de la légendaire « Grande Inter » dirigée par le tacticien Helenio Herrera. Avec l’armada milanaise, il a accumulé un palmarès d’exception marqué par quatre titres de champion de Serie A (1963, 1965, 1966, 1971), deux Coupes des clubs champions européens remportées consécutivement en 1964 et 1965, ainsi que deux Coupes intercontinentales.
Sur la scène internationale, Sandro Mazzola a également marqué de son empreinte l’épopée de la sélection italienne, avec laquelle il a cumulé 70 sélections et inscrit 22 buts. Vainqueur de l’Euro 1968 disputé à domicile, il a par la suite mené la Squadra Azzurra jusqu’à la finale de la Coupe du monde 1970 au Mexique face au Brésil.
L’héritage d’une dynastie et la consécration individuelle
Héritier d’une lignée prestigieuse, Sandro était le fils de Valentino Mazzola, le capitaine du Grande Torino disparu lors de la tragédie aérienne de Superga en 1949. Perpétuant brillamment cette mémoire au sommet du football mondial, le meneur de jeu lombard s’était également illustré sur le plan individuel en se classant deuxième du Ballon d’Or en 1971, juste derrière le Néerlandais Johan Cruyff.
