Aurélie Csillag veut devenir le modèle qui lui a manqué enfant

La joueuse de Liverpool explique pourquoi l’absence de modèles noirs dans son enfance l’a conduite à soutenir un programme destiné aux femmes et filles marginalisées.

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Aurélie Csillag, joueuse de Liverpool et internationale suisse
Aurélie Csillag en juillet 2025. Photo d’archives : Bundesamt für Sport BASPO OFSPO UFSPO, CC BY 3.0.
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À 23 ans, Aurélie Csillag veut offrir aux jeunes filles le modèle qui lui a manqué. L’attaquante de Liverpool et internationale suisse a expliqué au Guardian, mardi 22 septembre 2026, pourquoi elle s’est engagée auprès de Beyond the Goalposts, un programme de la fondation du club destiné aux femmes et aux filles noires ou marginalisées. « Je veux être un modèle pour la prochaine génération », résume-t-elle dans cet entretien.

Le dispositif doit lancer ses premières séances le 1er octobre à Liverpool. Il combine mentorat, ateliers de leadership, accompagnement vers l’emploi, activités liées aux jours de match et séances sur le terrain. L’objectif affiché par la LFC Foundation est de renforcer la confiance, le bien-être et les perspectives professionnelles de participantes qui restent sous-représentées dans le football et dans plusieurs secteurs voisins.

Csillag rattache cet engagement à sa propre enfance en Suisse. Elle raconte avoir grandi en regardant surtout le football masculin, sans joueuse noire à laquelle s’identifier. La différence se faisait aussi sentir au quotidien : dans une équipe presque entièrement blanche, elle dit avoir parfois douté de son physique et de sa place. La progression du football féminin lui a donné des références, mais peu correspondaient encore à son expérience.

La joueuse affirme avoir elle-même contacté la fondation de Liverpool pour proposer son soutien. Le club confirme sa présence au lancement du programme à Anfield, aux côtés de Lucy Parry et de responsables locaux. Beyond the Goalposts doit également associer des apparitions de joueuses, des rencontres avec des professionnelles et des événements communautaires afin de rendre les parcours possibles plus visibles.

La représentation évolue aussi autour d’elle. Selon Csillag, l’équipe de Suisse ne comptait encore qu’une ou deux joueuses noires il y a environ cinq ans, contre quatre aujourd’hui. Elle présente cette progression comme un signe encourageant, tout en estimant que la visibilité doit encore se renforcer au plus haut niveau pour produire des effets durables chez les plus jeunes.

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