Après OL-Le Havre, une élue dénonce une agression raciste et porte plainte
Une élue de Rillieux-la-Pape et son conjoint ont porté plainte après une agression à caractère raciste dénoncée aux abords du Groupama Stadium. L’OL a ouvert une enquête interne.
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Une plainte a été déposée après l’agression à caractère raciste dénoncée par Meriem Bouchedda, élue municipale à Rillieux-la-Pape, et son conjoint aux abords du Groupama Stadium. Les faits rapportés se seraient produits dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, après le match nul entre l’Olympique lyonnais et Le Havre (1-1).
Dans son récit publié sur les réseaux sociaux, l’élue de l’Union de la gauche et des écologistes affirme que le couple regagnait son véhicule lorsqu’un groupe de supporters l’a pris à partie. Selon elle, des insultes racistes ont précédé les violences physiques : son conjoint aurait été frappé par plusieurs personnes et étranglé, tandis qu’elle aurait été frappée en tentant de lui porter secours.
Meriem Bouchedda indique souffrir d’une fracture au poignet. Elle précise également que son tee-shirt a été déchiré et ses lunettes cassées pendant l’agression. Une incapacité temporaire de travail de quinze jours aurait été prescrite à chacun des deux membres du couple, son conjoint présentant plusieurs contusions.
À ce stade, les faits décrits relèvent d’une enquête et les responsabilités individuelles n’ont pas encore été établies. La préfecture du Rhône a confirmé le dépôt de plainte ainsi que l’ouverture d’investigations sous l’autorité du parquet.
L’OL ouvre une enquête interne
L’Olympique lyonnais a condamné les violences, le racisme et toutes les discriminations. Le club a annoncé se tenir à la disposition des autorités judiciaires et policières pour contribuer aux investigations. Il a également engagé une enquête interne afin de reconstituer précisément le déroulement des faits.
L’OL a ajouté qu’il pourrait se constituer partie civile aux côtés des victimes. Si des personnes impliquées sont identifiées, le club prévoit de prendre les mesures nécessaires pour les exclure durablement de son stade.
Selon les éléments communiqués par le club à Lyon Foot, l’agression serait survenue vers une heure du matin, alors que l’enceinte était déjà fermée. Les secours et des membres de la sécurité seraient revenus sur place pour accompagner les victimes, qui travaillent pour un prestataire intervenant au stade. La préfecture précise pour sa part que les faits ont été signalés à l’extérieur de l’enceinte, après la levée du dispositif de sécurité.
Des images remises aux enquêteurs
La rencontre de la deuxième journée de Ligue 1 s’était achevée plusieurs heures auparavant sur le score de 1-1. Ally Samatta avait ouvert la marque pour Le Havre à la 74e minute, avant l’égalisation lyonnaise de Loïs Openda à la 87e. Deux autres buts, un de chaque côté, avaient été annulés après intervention de l’assistance vidéo.
Meriem Bouchedda affirme disposer de photographies susceptibles d’aider à identifier certaines personnes présentes au moment de l’agression et les avoir remises aux enquêteurs. Les images de vidéosurveillance du secteur ont également été conservées pour les besoins de l’enquête menée sous l’autorité du parquet.
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